19 mai 2011

L'Homme a la Moustache

L'Homme a la Moustache

Un des derniers jours de l’hiver, le printemps timidement est sur le point apparaître, de toutes petites feuilles sur les arbres, quelques minuscules bourgeons… bientôt il sera là le printemps…
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Une petite ville estivale au bord de la Méditerranée,  sur la place principale un seul café est ouvert, quelques tables à l’extérieure un seul client L’homme a la Moustache, un léger soleil le réchauffe, une brise froide venant de la mer le fait frissonner, il est habillé chaudement d’un manteau  marron, un pantalon de la même couleur, de gros souliers de montagnard à ses pieds. 

L’homme a la Moustache est là depuis quelques temps, il a bu du thé, il se lève, paye son addition et se dirige vers la plage, il traverse un parc en éveil pour ce premier jour de printemps,   quelques ouvriers venues des pays lointains  sont occupés à peindre les bancs  du  parc, parmi eux  un   jeune garçon a la peau noire ébène aux yeux de feux lui sourit, L’homme a la Moustache lui sourit en réponse et le salut de sa main gauche,  L’homme a la Moustache se dirige vers la plage, le garçon le suit.

Là où la mer lèche le sable des algues aux couleurs sombres gisent, une odeur  de mer au goût salé emplit l’air, L’homme a la Moustache regarde l’horizon s’imprégnant de tout ce qui l’entoure,  une main à la peau sombre se pose sur la sienne, une larme se perds dans sa moustache…. Il n’est pas seul, le printemps l’a ramené…..   


15 mai 2011

Madame. F…



Madame. F…

Madame .F… se prépare devant son miroir, elle se prépare pour la réception chez l’ambassadeur, Madame. F… est l’épouse depuis vingt-six ans du ministre monsieur. F….. Elle se regarde au miroir, des larmes de fureur roulent sur ses joues, elle ne se reconnaît pas, malgré toutes les opérations esthétiques elle a l’air d’une ruine. Elle tape nerveusement le numéro de téléphone de sa maquilleuse sur son I Phone et lui ordonne de venir immédiatement….

Crème nourrissante, fond de teint épais, fard de paupières brillant, faux cils, blush, traits sur les sourcils, rouge à lèvres, etc. monsieur le ministre s’impatiente….bientôt elle sera prête….elle se regarde, elle soupire, cette jeune maquilleuse fait des miracles, une perle, elle recevra un gros pourboire… Vite la robe noire aux paillettes d’argent, les souliers à hauts talons et le sac …. Voilà….Le chauffeur attend, monsieur le ministre est d’humeur massacrante, des problèmes de diplomatie avec un pays voisin….

Monsieur l’ambassadeur les reçoit courtoisement, la réception bat son plein, on se salue, on s’embrasse, un verre, un tout petit sandwiche proposé par une mignonne soubrette, trop de monde, les hommes par groupe fument, boivent et discutent, les femmes se font la bise se complimentent sur leur bonne mine, se regroupent et se dégroupent, se jugent, se déchirent….

Madame F…. a un léger vertige, sa vision se brouille, elle s’appuie sur une colonne, tout ce monde autour d’elle, elle les voit différemment, elle voit l’intérieure, oh quel horreur….. Tout ce vide, ce trou noir bouillonnant de luttes, d’avidités, de haines, Madame F…. a la nausée….ses yeux sont des rayons qui percent les corps et tout ce qu’elle voit n’est pas du tout joli….elle tombe….

Aux funérailles de Madame F…. ses amies ont retenu leurs larmes…..les larmes détruisent le talent des maquilleuses …..






14 mai 2011

La Pluie


La Pluie

Une journée torride d’été, trente huit degrés à l’ombre,  pas un souffle, la nature ne bouge pas, les oiseaux se cachent à l’ombre des arbres, les abeilles les fourmis sont en chômage, les profondeurs des rochers abritent  les reptiles, une somnolence inquiétante  se propage….

Un grain de fleure enfouit sous la terre attends patiemment, son instinct lui ordonne de résister, de croire, d’avoir confiance…… un tout petit nuage apparait très loin, un léger souffle de vent le dirige, il grossit, il noircit, son ambre recouvre l’étendue, un éclaire, un tonnerre, il éclate dans un déluge, un arc en ciel accompagne sa fin….

Un oiseau chante, Une abeille bourdonne prés de l’arbre, Une fourmis traine une brindille, Un lézard quitte sont abris, Une fleure jaune apparait  entre deux rochers……

Avons-nous reconnue le grain de fleure en nous ?

6 mai 2011

Le Symbole


Le Symbole

Je roulais vers la plage pour admirer le coucher du soleil. C’était le printemps, un vent chaud soufflé venant du désert, un vent transportant avec lui des millions de minuscules grains de sable. La lumière du coucher du soleil se cachait sous ce voile d’or, Le soleil ressemblait à la lune, à une pleine lune.  

Je roulais et j’avais la sensation de glisser sur les ailes d’une libellule vers une autre planète. 

La plage était presque déserte, je m’assis, le vent chaud me caressait, la lumière étrange apaisait mes angoisses, le calme envahissait la plage, le soleil descendait doucement vers l’horizon jouant a cache-cache avec quelques nuages. A un certain moment  un halo entoura le soleil comme un symbole, deux cercles l’un dans l’autre.

Le soleil se rapprochait de l’horizon, calmement, deux cercles, le halo protégeant la masse.

Le soleil qui en ce moment était pareille à la Lune plongeait dans la mer. Une ancienne légende me vint a l’esprit, faire une veux quand le soleil disparait….
Je fis le veux traçant avec mon index sur le sable deux cercles l’un dans l’autre…  symbole….

Le soleil apparait sur autre continent, l’obscurité se dilue, la pleine lune disparait, l’enfant se réveille, a travers ses rideaux le soleil dessine deux cercles sur le mur……  
    
 

3 mai 2011

Le Voleur - Souvenir d’enfance

Le Voleur
Souvenir d’enfance

J’ai grandis dans une ville connue par son Bosphore et ses forteresses, une ville ou l’Est et l’Ouest se confondent, une ville ou une Église est transformée en Mosquée puis en musée, ou les temples  des trois religions monothéistes se côtoient  prés du Bosphore, une ville Magique…. Une ville avec ses souks et son orchestre philarmonique….. Avec ses tziganes et ses poètes….ses Sérails et ses Bidons villes….

J’ai vécu mon enfance dans un quartier prés de la grande avenue, les cloches de plusieurs églises m’accompagnaient chaque matin sur mon chemin vers l’école, en ce temps la, a cette époque, la ville été pour moi fascinante avec sa population cosmopolite, avec ses  cultures différentes, c’était le Levant et l’Occident d’après guerre. 

Nous habitions un appartement au quatrième étage d’un bâtiment sans ascenseur, un grand appartement ou le salon et les chambres à coucher été séparés par un long corridor ou se trouver la cuisine le WC et la salle de bain, le sol était recouvert de parquets grinçant, un immense marronnier s’élevaient vers le balcon de ma chambre, des énormes corbeaux y logeaient, ils m’effrayaient avec leur coassements.

C’était l’après guerre, la situation financière de ma famille n’était pas brillante, ma mère en excellente cuisinière nous mijotée des succulents mets avec les moyens du bord. Très souvent  des boulettes de viandes avec une épaisse sauce de tomates étaient au menu.  Un soir je l’entendis chuchoter avec mon père, il était question d’une quantité de boulettes qui avait disparu de la marmite et de la monnaie dans son porte-monnaie, c’était l’après guerre ma mère compter ses sous, mon père haussa ses épaules et lui tu as rêvée. 

Ma mère continuait a se plaindre a mon père, un demi pain qui disparaissait, une bouteille d’huile nouvellement entamée qui était presque vide, un demi savon disparu, de petites quantités d’argent et surtout les quantités de plat préparés qui diminuaient, mon père commençait a l’accuser d’avoir des vision,   les amis riaient sous cape. Elle avait aussi l’impression d’être surveillée pendant sa sieste… j’entends encore mon père lui dire : tu es folle….

Mon père était un grand fumeur, avant d’aller dormir il fumer sa dernière cigarette de la journée, et en se rasant le matin il avait toujours sa première cigarette allume a son bec….Un soir il entama un nouveau paquet, le matin la moitie du paquet avait disparu…..Je le vois encore se grattant la tête et appelant ma mère, tu vois je ne suis pas folle… elle lui tourna le dos….l’énigme continuait….des revenants qui aimaient la cuisine de ma mère ? Des esprits voulant se venger ? Ont riaient, ont s’étonnaient  mais ont n’avait pas peur…  Aucun malfaiteur ne pouvait grimper quatre étages….et pourtant…..les boulettes et les artichauts cuisinés par ma mère disparaissaient…..

Je me souviens clairement, c’était un nuit froide d’hiver, les corbeaux coassaient, la pluie tambourinait les vitres, mon père ronflait, soudain le parquet a grinçait, ma mère a donner un coup de coude a mon père, lèves toi elle a murmuré il est la, le parquet a grincé de nouveau,  mon père a sauté du lit en caleçon, en chemin il a attrape le tison de la poêle, un ombre a disparu dans les WC, mon père a suivit, les WC était vide, une toute petite lucarne avec une porte qui tremblait, une ombre a disparu dans la claire voie….un être de grandeur normale n’aurait pu se faufiler par la lucarne….Un nain…. Un revenant appréciant la cuisine de ma mère….On n’avait pas de téléphone…le lendemain matin mon père est allé porter plainte a la police… on a trouve dans un appartement inhabité au premier étage les restes des boulettes de viandes de ma mère….  Et les cigarettes de mon père… 

Le calme est revenu….

Mes petites filles adorent mes boulettes de viande à la sauce épaisse…..       

2 mai 2011

Le Rat

Le Rat

Une région paisible, avec des villes modernes, des faubourgs agréables, une population vivant confortablement, un gouvernement libérale, une démocratie presque parfaite. Les Ministères de l’éducation, de la santé, des facilitées sociales sont connues pour leur efficience. 

Des citoyens d’autres contrées rêvent d’émigrés, très peut reçoivent un permis, la jalousie, la haine, la convoitise règnent alentour.

On craint une attaque, une armée se forme équipée d’armes sophistiquées.

Le vrai danger est sous la terre, Un énorme Rat vit dans les profondeurs, avec sa tribu, les males sont des rongeure vigoureux et les femelles sont des machines a enfantées, la tribu grandis et se renforce chaque jour.

Des arbres centenaires s’effondrent, des pelouses sont détruites, des murs des maisons sont rongés, les égouts sont infestés, l’eau n’est plus potable. On est attaqué par l’intérieure…par le ventre…..

Le Rat dirige la destruction au nom de sa tribu, il est satisfait, la vie n’est plus aussi agréable dans cette région…. Les parents sont soucieux pour leurs enfants, certains sont mordus par des hordes des rats…. Toute la population doit être vaccinée…..Le Rat se sent fort rient ne peut le détruire……bientôt il sera en haut lui et ses acolytes, il se voit déjà dirigent le monde et changeant les lois…

Des scaphandriers équipés d’armes biologiques envahissent les égouts… 

Très tôt le matin  la TV annonce la mort du Rat….et de sa tribu….Peut-on se tranquilliser ?

Un rejeton du Rat a peut-être réussi à survivre…..

1 mai 2011

En Souvenir De Six Millions

En Souvenir De Six Millions


En Souvenir De Six Millions

Ce soir quand le chant “El Male Rahamim ‘’ s’élèvera vers le ciel de la Capitale éternelle du peuple et de l’humanité, Six Millions d’Étoiles vibreront dans l’infinité du ciel.

Six Millions d’Étoiles pour chaque femme, homme et enfant qui n’ont pas de sépulcre, Six Millions d’Étoiles lâcheront leur énergie vers nous pour nous rappeler à nous et à toutes les races dans le monde et dans tout l’infini du ciel que plus jamais cela ne reproduira, pour nous redire encore et encore qu’aucun peuple n’a pas le droit de vouloir exterminer un autre peuple, que toujours les survivants reconstruiront ce qui a été anéanti.

L’Énergie de Six Millions d’Etoiles nous embrassent cette nuit pour adoucir la peine dans notre cœur, nous regarder les uns les autres et nous dire nous sommes là, et nous serons toujours là, le flambeau de l’humanité…

Amen

Je raconte, Looking Differently, Painting with my Camera…

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