5 juillet 2011

Le Voyage Au Pays De La Cendre

Le Voyage Au Pays De La Cendre

Mon premier Voyage Au Pays De La Cendre n’a pas été organisé comme mes précédents voyages. Cela été un voyage avec mon compagnon tout au long d’une rivière.

Des petits villages authentiques à l’architecture ancienne, des petites villes épargnées par la guerre,  parfois au détour d’une rue d’une place, une plaque en cuivre bien polie avec l’inscription des noms de dates de ceux qui sont partie en cendre. Mon peuple, qui est partie en cendre. 

Tout au long du fleuve des paysages à couper le souffle, à chaque pause la rencontre avec le peuple, hommes et femmes charmants, agréables, serviables, se mettant en quatre pour nous servir, s’excusant aux noms de leurs ancêtres.

La rencontre avec des gens du même âge que nous, ou plus âgée est fréquente, dans les restaurants, dans les cafés, dans la rue, ils sont gentils, polies,  alors la plaie dans le cœur saigne, ils sont nées pendant la période des Cendres, ils étaient des enfants, et leur parents ? Ont-ils participé au grand feu ? On leur souris on bois avec eux un verre d’un excellent vin blanc ou une bière.

Un jeune homme charmant est assis près de moi au bord de la rivière, il boit  de la bière Irlandaise, je bois le vin du pays, nous bavardons, je lui pose des questions, sur les vignes qui couvrent les montagnes, il m’explique que le sol et dure que les vignes sont plantées sur des rochers, des anciens volcans, la terre est cendreuse,  elle est de couleur grise comme la cendre.

 Je me tais. Il s’étonne que je parle l’Espagnole. Je lui raconte l’Inquisition, les Maranos, la migration vers l’Empire Ottomane. Il ne savait pas. Il se tait. Nous buvons encore, on se quitte avec poignée de main sincère.

Prochaine étape une toute petite ville, bien propre, une ville de villégiature, j’ai visité deux églises, le prêtre de la premier m’a expliqué mon compagnon a traduit, je lui ai dis que nous venions du pays ou sont Dieu est né. Il s’est tu, sa femme m’a souri. Son père ? 

 La deuxième église, très ancienne, pendant la période de la peste, ceux qui étaient dans la cour ont survécu… Mon peuple aurait-il pu survivre  dans cette cour ? La statue du Dieu est belle, au grand étonnement de mon amie j’allume une bougie, Je lui explique que Dieu est partout et que cette bougie est un symbole.

La ville la plus ancienne construite par les Romain, un superbe amphithéâtre, les pierres sont noires, un festival de music et de vin, musique moderne, des jeunes, on boit on se sourit, un tout jeune home vient vers moi, sa coiffure est celle d’un chanteur moderne, sa chemise entrouverte, un torse d’adolescent, un grosse chaine avec le symbole de mon peuple, je tends la main, mon compagnon m’arrête.

Nous passons par une synagogue, reconstruite, l’ancienne a été détruite pendant la nuit de cristal, un groupe de vieux s’approchent ils rient, ils vont boire du vin dans des verres en Crystal, ils étaient des enfants.

Une Impasse avec un écriteau ici on vécut dont un Ghetto 60 familles de mon peuple, le Ghetto a été détruit aux alentours de 1800… Plus tard ils sont revenus pour repartir en cendre…….  

Une autre toute petite ville le long du fleuve, on séjournera quelques jours ici un cascade traverse la ville des fleurs partout, une ville comme un tableau…..la cendre n’a pas laisser de trace…il m’arrive d’oublier, je photographie, je bavarde, je mange, je souris et je me dis comment cela a été possible.

Notre séjour continue, on rencontre des hollandais, des belges, des canadiens, nous nous venons du pays au symbole bleu…
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Je visite toute les églises sur mon chemin, je photographie sans arrêt leur Dieu écartelé, un ancêtre à moi aussi,  dans chaque église j’allume des bougies, dans la caisse a aumône je mets de l’argent de mon pays……

Nous arrivons à la fin de notre séjour, dernière escale. Si je voulais décrire le paradis, je décrirai cette bourgade construite sur les deux parts du fleuve et reliées par un pont, Les montagnes qui se reflètent sur les eaux du fleuve, tout ce vert autour, le fleuve ou des dizaines de Cignes voguent avec leurs petits, le silence tout autour, la fraicheur du matin quand le brouillard se dissipe, le crépuscule qui arrive doucement avec des reflets verts. Les gens que nous rencontrons, tous tellement serviable, amicale, étonnés que nous venons du pays au symbole Bleu, certains baissent les yeux. Je cherche à comprendre, comment tant de beauté, tant d’art, d’éducation, d’intellectualisme a pu engendrer le feu… 

Je reviendrai pour comprendre, je visiterai la Capitale, le Musée, pour ne pas oublier, pour raconter que le feu peut apparaitre au paradis et détruire, pour défendre notre droit, pour remercier notre pays au symbole bleu……



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