2 mai 2013






La Porte

Nous étions en excursion dans une région montagneuse, nous visitions des villages, éparpillés dans les montagnes.

Comme d'habitude je m'éloignais du groupe et je me  perdais dans les ruelles.

Le troisième jour, nous étions arrivés au village, au sommet de la montagne après une longue marche difficile, dans une atmosphère brumeuse et humide. À notre arrivée au village un timide soleil perça la brume. Notre première étape pour soulager nos pieds et notre dos fut un semblant de restaurant où une femme obèse nous offrit un drôle de thé, avec des biscottes dures, à la saveur d'anis..

Notre guide, une jeune femme nous raconta l'histoire du village et nous laissa libre pour quelques heures de visiter à notre gré et si possible communiquer avec les villageois.

Le groupe se dispersa, moi solitaire, je tournais à gauche, pris une route étroite qui à première vue, était sans  intérêt quelconque.

 Je marchais lentement, admirant la nature et respirant l'air de la montagne. À dix minutes de marche, en face de moi une cabane se montra. Une simple cabane dont la porte était couverte d'un vieux tapis rouge flamboyant. Un vieil homme était assis sur un tabouret et fumait une pipe en bois. Il était gris et très vieux, il paraissait  sorti de la brume.

Je me dirigeais vers la porte, le rouge m'attirait. À mesure que je m'approchais le vieil homme se diluait dans la brume. Il disparut quand ma main toucha la Porte. Ma main se posa sur le tapis, la porte s'entrouvrit. Moi la curieuse je me faufilai à l'intérieur à la recherche du vieux.

Une cabane propre, au sol carrelé avec les pierres de la montagne, quelques meubles rudimentaires, un lit défait, mon regard cherchait le vieux. Je fis le tour de l'intérieur, et je le vis assis près d'une minuscule fenêtre fumant sa pipe, toujours brumeux, un visage à la peau ridée fortement et des yeux bleus, la seule couleur dans tout son être..

Il ne répondit pas à mon salut, changea de place s'assit près de la table, toujours enveloppé de brume, je m'assis en face de lui et lui sourit, ses yeux me regardaient et je crus voir une tendresse. Je tendis ma main il bougea vers son lit et s'allongea, la pipe était restée sur la table.

Je m'approchai, il me fit une place, ses yeux m'invitaient, je m'allongeai près de lui, il m'entoura de ses bras, ses yeux étaient doux, je fermai les miens.

Un dernier regard sur la Porte au tapis rouge flamboyant avant le retour

Mon guide me demande, si ma balade a été agréable, nos yeux se rencontrent, les siens sont bleu, je souris.........






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